
| Que reste-t-il de toi ? Toujours si sûr de toi même au sommet tu tutoies tu tapes dans la main de ceux devant qui nous baissons les yeux Tu accumules les aventures d'un soir avec désinvolture le plaisir le temps d'un spasme avec les femmes de nos fantasmes Mais quand le soir, seul, tu passes le seuil de la porte de chez toi délesté de ta carapace que reste-t-il de toi ? Que reste-t-il de toi ? Dans le creux d'une oreille complice est-ce que jamais tu ne glisses est-ce que jamais tu ne confesses le soupçon d'une faiblesse ? Croises-tu aisément le regard de ton reflet dans le miroir où est-ce le seul que tu redoutes le seul à t'infliger le doute ? Quand le soir, seul, tu passes le seuil de la porte de chez toi délesté de ta carapace que reste-t-il de toi ? Que reste-t-il de toi ? |